Fabrication des objets

Voici un résumé des différentes étapes de la fabrication (ici de la voiture de Gaston, mais les autres modèles suivent exactement le même processus).

D'abord, fabrication du prototype.

Pendant son élaboration, celui-ci est contrôlé par l'auteur, ou par les responsables de l'attribution du copyright.

En amont de tout, c'est ce prototype qui détermine la qualité finale du modèle, sa fidélité, sa facilité (ou difficulté) de fabrication, bref... tout dépend de lui !


A partir du prototype, moulage d'un exemplaire en cire de bijoutier :
Il servira à fondre le "master" en bronze, par la technique de la cire perdue (utilisée à une autre échelle pour fondre les cloches).
Ce "master" devra être impeccable, car c'est à partir de lui que sera fait le moule définitif.

Ce moule est fabriqué dans un silicone vulcanisé à chaud (mi-souple, un peu comme un pneu d'automobile).

On y injecte le métal en fusion (un alliage étain-plomb, proportions environ 50/50) à 330 - 350 °.
Le moule tournant à haute vitesse, l'injection du métal
se fait par la force centrifuge.

C'est un produit artisanal comme autrefois, puisqu'il est
moulé à la louche !

Quand le métal est suffisamment refroidi, on ouvre le moule pour en sortir les pièces.

Celles-ci sont détachées de leur canal d'injection, et contrôlées ; les mauvaises seront refondues, avec les canaux d'injection.

Chaque coulée abîme un peu le moule, et celui-ci génère des pièces comportant de plus en plus de petits défauts.
Arrive le moment où les pièces nécessitent trop de temps d'ébarbage, il faut alors refaire un nouveau moule.
On reprend donc les masters en bronze, pour re-vulcaniser un moule neuf, etc...

Voici (presque) toutes les pièces métalliques :

Certaines seront chromées (poignées de portes, compas de capote, calandre, feu arrière, phares, etc...), d'autres seront peintes
.

Il faut y ajouter la résine des phares, la perle du feu arrière, les vitres en P.V.C. thermoformé, les décalcomanies, etc...


Préparation à la peinture :

Ebarbage et ponçage des pièces brutes,
Couche d'apprêt-mastic,
Ponçage de l'apprêt.

Peinture :

C'est une peinture polyuréthane, qui ne durcit pas par évaporation d'un solvant, mais par polymérisation de trois composants (comme un résine).

Deux couches avec ponçage fin entre les deux.

Les pièces métalliques peintes au pistolet :




(les pièces en bas à gauche sont les demi-essieux de chaque roue).



Peinture manuelle :

Calandre, plaques d'immatriculation, garnitures intèrieures, sièges, etc..

(Sainte Patience, priez pour nous)


Fabrication des pneus :

Les "masters" des pneus servent à fabriquer un moule en élastomère silicone vulcanisé à froid (photo de gauche).

Dans ce moule, on coule une résine polyuréthane à froid, mi-souple, avec colorant gris ; malheureusement, cette technique engendre des "bavures" qui nécessitent un ébarbage fastidieux de chaque pneu (photo de droite).
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Puis, lorsque toutes les pièces sont prêtes, c'est le montage (pour la voiture de Gaston, 36 pièces et trois décalcomanies).

Des photos pour cette étape seraient inutiles, tout le monde a monté une maquette de quelque chose quand il était enfant. . .

Ils sont chers, ces modèles ? Mais pourquoi ?. . .